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  • Ce blog est une plate forme d'expression d'articles économiques et managériaux sur la RCA et l'Afrique. Contact : hafizbenali@hotmail.com

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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 20:50

Grâce à la reprise économique observée après les élections organisées, le secteur centrafricain de l'informatique, particulièrement sensible à la conjoncture, connaît un retour à la croissance. Aucun fabricant de matériel informatique n'étant implanté en Centrafrique jusqu’alors, cette croissance se traduit par une augmentation des importations, une amélioration de balance commerciale et en dernier ressort une création d’emploi en la matière.

Le parc informatique reste encore très faible (2% de taux d'équipement en micro-ordinateurs), en l'absence d'une véritable politique de promotion et développement du secteur. Malgré l'existence d'une main d'œuvre qualifiée issue des écoles de formation et les instituts universitaires, l'industrie du logiciel tarde encore à décoller. Toutefois de nombreuses perspectives existent notamment dans les services réseaux et maintenance.

Situation du marché

Matériel et équipements informatiques

Les évaluations du marché Centrafricain du matériel informatique varient sensiblement selon les sources tant il est mal aisé d'apprécier l'importance du secteur informel. Il est probable que celui-ci représente plus de 50% du marché total. La demande en matériels informatiques s’est accrue ce dernier temps et se situe à 63% des besoins en provenance du secteur privé, à 33% des administrations et à 4% des particuliers selon les informations qu’on a enregistrées ce jour. Les importations officielles de matériels et accessoires informatiques, qui seraient dans bientôt favorisées par l'adoption d’une loi en cours sur la défiscalisation du matériel informatique, ont déjà enregistrées une légère augmentation de 30% en moyenne. L'exonération de droits de douane sur le matériel informatique serait également levée à la fin de cette année.

La distribution est opérée par deux catégories d'acteurs : les importateurs grossistes (moins d'une dizaine) et les revendeurs. Ces derniers, en nombre restreint, peuvent être classés en trois groupes : les seniors (s'approvisionnent à 75% à l'import), les juniors (40% à l'import et quelque % sur le marché local) et les mineurs ‘’baby boom’’ (95% sur le marché local et 5% à l'import). Presque toutes les grandes marques (Dell, HP, IBM, Siemens, Toshiba) sont représentées. L'offre d'équipements d'occasion (micro-ordinateurs et accessoires) se développe également depuis deux ans. Les circuits d'approvisionnement sont diversifiés (Afrique de l’Ouest pour les accessoires d’occasion, Asie et quelque fois l’Europe pour les ordinateurs et accessoires neufs) et les stocks sont généralement vendus en TTC aux revendeurs locaux.

Les logiciels et services informatiques

Le marché des logiciels, bridé par le piratage, reste encore confiné à plus de 70% aux solutions standards du marché Centrafricain, en raison de la faiblesse de l'offre locale. Cependant, certaines sociétés Centrafricaines proposent des solutions de gestion commerciale et administrative, répondant mieux aux besoins des entreprises, notamment grâce à la prise en compte des spécificités juridiques, comptables et fiscales liées à l'environnement. De l'avis des principaux acteurs, il existe des compétences de qualité, capables de mener à terme un projet de développement informatique, mais celles-ci manquent de moyens.
Le développement de ce secteur a facilité l’implantation des nouvelles structures pépinières qu’on peut citer entre autres : Yekoue informatique, Bangui 2000, B@nguiNet... Ces structures, bien qu’ayant une capacité de distribution moyenne assurent le monopole en la matière.

Perspectives

En raison du retour à la croissance économique en général et dans ce secteur en particulier, le marché de l'informatique présente de nombreuses perspectives de développement. Les achats d'équipements vont se multiplier avec la baisse des tarifs de télécommunication et d'accès à l'Internet, qui va permettre aux particuliers de se souscrire des connexions libres. Par ailleurs, on s'attend à de nombreuses commandes de l'Etat, dans le cadre de l'informatisation des services publics (largement sous informatisés). Le marché des logiciels et des services informatiques va véritablement décoller avec la forte demande publique et privée. La sécurité apparaît à ce sujet comme un véritable marché de niche. L'avènement de la banque en ligne (mise en place progressive par la SOCATEL) et le lancement de nouveaux moyens de paiement électroniques notamment la carte bancaire électronique initiée par les trois banques de la place et la monétique (projet de modernisation des moyens de paiement, lancé par la Banque des Etats de l'Afrique Centrale), vont ouvrir la voie à un nouveau type de prestations liées au commerce électronique. Ce qui signifie que les investisseurs qui désirent saisir cette opportunité seront les bienvenues.


MAHAMAT Al Hafiz

Par Mahamat - Publié dans : Economie
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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 20:48

La situation économique du pays s'est considérablement rétablie cette dernière année. La Centrafrique est entrée en profonde progression industrielle et le retour à la stabilité économique devient salutaire. Après avoir chuté de -7% en 2003, la croissance du PIB est inférieure à 2% en 2005, à cet égard il est en pleine relance avec les nouvelles reformes économiques engagées ce dernier temps et la nouvelle donne de la politique industrielle.

Le secteur primaire domine dans un contexte économique souligné

L'économie centrafricaine est dominée par le secteur primaire (bois, diamant, coton, café...) basé beaucoup plus vers le sud du pays (la région de Lobaye et plus précisément de BODA) qui représente plus de 58% de son PIB en 2004 et plus de 80% de ses exportations. Le secteur secondaire, estimé en 2004 à 11,4% du PIB et 12% de la population active pourrait avoir encore progressé en 2005. Le tertiaire est fortement stimulé par le dynamisme de la téléphonie mobile. L’essor des sociétés internationales de téléphonie cellulaire (Telecel, Accel, Nation lynk et dans bientôt Orange) a considérablement remarqué ce dernier. De manière générale, le secteur privé, qui a souffert de pillages et dégâts matériels importants au cours des derniers événements est enfin rentré en phase de rétablissement, et parvient à retrouver son souffle dans un environnement d’affaires. Le secteur public est profondément délabré et les activités de rente peinent à redémarrer. Mais toute fois, un consensus de projection est encours d'initiation.

Le secteur industriel

Le secteur industriel est aujourd’hui limité à quelques entreprises et est tourné vers la satisfaction du marché local. Des quelques 250 entreprises que comptait la Centrafrique avant 1996, année marquée par des mutineries en série, seules quelques dizaines subsistent, la plupart opérant dans le secteur du commerce et des services. Le secteur industriel quant à lui est aujourd’hui restreint à une vingtaine d’opérateurs, de taille modeste (pour la plupart soutenus par des capitaux étrangers) et dont l’activité a été considérablement réduite est en phase de décollage impressionnant, car les reformes actuelles sont à la portée de toutes les entreprises voulant s’industrialiser. Ainsi la plupart des installations tournent en pleine capacité et les industries enregistrent des bénéfices considérables. Cette relance peut s’expliquer entre autres par le fait que :
- le pouvoir d’achat de la population est en légère amélioration,
- la sécurité continue à se rétablir dans le pays et la circulation des personnes et des marchandises à l’intérieur du pays devient libre (livraison des intrants, distribution des produits finis). Tout le marché de la capitale et ses environs immédiats s’approvisionne correctement. Les circuits de distribution sont ainsi fortement réorganisés.

Les entreprises du secteur industriel

Tabac : créée au début des années 70, l’usine Socacig fabrique des cigarettes sous la marque Sprint, à partir de tabac importé de France. Socacig est une entreprise à capitaux majoritairement britanniques (Imperial Tobacco).Effectif : environ 70 personnes.
Sucre : la société Sucaf issue de la privatisation en 2003 de Sogesca en faveur de Sucaf holding (groupe Castel) produit du sucre à partir de canne à sucre.
Les installations, usine, matériels et plantations sont en pleine phase d’exploitation continuelle, ce qui laisse entendre que la société assure à elle seule la distribution de sucre aux populations centrafricaines.
Boissons : la brasserie Mocaf (groupe Castel) implantée depuis plus de 50 ans à Bangui, produit de la bière sous les marques Mocaf, 33 export, Castel, Guinness ainsi que les boissons gazeuses Coca cola, Fanta, Mocaf Soda et l’eau Tangui. Effectif : environ 150 employés.

Ustensiles de ménage : Colalu produit des ustensiles de ménage et des tôles de couverture ondulées à partir de disques et de plaques en aluminium fournis par sa maison-mère au Cameroun, Alucam (groupe Alcan). Effectif : environ 35 employés.
Coton : Socadetex, créée en 2002 suite à la liquidation de la société nationale Sococa, est la seule entreprise cotonnière du pays (actionnariat mixte privé/Etat centrafricain). Les travaux de remise en état des installations, cinq des six usines d’égrenage du coton-graine ayant été très endommagées lors des événements, ont pesé sur les performances de la filière, cependant la firme a contracté des emprunts bancaires à long terme, ce qui lui a permis de financer ses besoins à stratégiques et asseoir sa performance en la matière.
Huile de palme : la société publique Centrapalm a le monopole de production d’huile de palme. L’entreprise a tourné au ralenti sur la période récente et la distribution a été très perturbée. L’entreprise est en phase de privatisation. Et selon les récentes informations que nous avons enregistrées, cette dernière a mis en place une nouvelle stratégique de diversification concentrique, ce qui a permis à l’Etat de réaffirmé sa confiance à la société mais toute fois, l’administration centrafricaine est à la quête permanente des nouveaux intéressés au capital de la Centrapalm.
Huilerie-savonnerie : l’usine de la société Husaca produit de l’huile de coton et de palmiste, sous la marque Soleil rouge et le savon et lessive Bimbo. Effectif : environ 180 employés.
Farines : couplée à Husaca (mêmes actionnaires centrafricain et suisse, même site) la maïserie Maïsca a démarré en septembre 2003 une production de farines de panification, polenta, ainsi que des farines zootechniques et tourteaux pour l’élevage.
Nous comptons bien revenir sur cet article afin d’exposer les facteurs clés des industries centrafricaines.


MAHAMAT Al Hafiz

Par Mahamat - Publié dans : Economie
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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 20:46

Au moment où toutes les entreprises s’orientent vers la capitale Bangui, une région du sud mature et présente Chantier-de-Diamant-RCA.jpg des opportunités considérables à saisir et à exploiter. De quel pôle s’agit-il ? Comment faire pour y accéder ?
La Lobaye est une région la plus riche de la Centrafrique, elle renferme en son sein quatre sous préfectures dans laquelle se trouve le noyau dur de l’économie du pays BODA, la zone industrielle, diamantifère, forestière, agricole. Cette région constitue la clé de voute car les 2/5 des recettes de l’Etat en matière fiscale, en droit d’exploitation minière et forestière proviennent de cette dernière. Cependant, quelles sont les conditions à remplir pour exploiter une activité génératrice de revenu à BODA ? Voici une liste des obligations juridiques à respecter :

Conformément à l'optique résolument libérale de la politique économique Centrafricaine, le pays est entièrement ouvert aux investisseurs étrangers, présents dans tous les secteurs de l'économie.


Environnement juridique

Obtention obligatoire d’un visa à l’entrée du pays,
Liberté de circulation pour les investisseurs
Libéralisme en matière de propriété privée
Le droit des affaires est celui de l'OHADA (09/1998)
Législation fiscale appliquée de façon homogène

Droits des étrangers
Les visiteurs étrangers doivent obtenir un visa pour se rendre en Centrafrique ; les hommes d'affaires peuvent normalement en obtenir à leur entrée sur le territoire en produisant un ordre de mission et une invitation d'une entreprise ou d'un organisme situé à Bangui. L'obtention d'un visa longue durée et d'une carte de séjour pour un étranger salarié s'installant dans ce pays ne pose pas de problème majeur.
L'installation en Centrafrique dans le cadre de la création d'une entreprise peut être plus délicate, du fait de procédures peu compatibles. Les étrangers résidant en RCA, munis d'une carte de séjour, ont toute liberté de sortie du Territoire.

Régime de la propriété privée
Il n'y a pas de restriction au droit des étrangers à devenir propriétaire. La sécurité des investissements est assurée par l'adhésion de la RCA à l'Agence MIGA (Groupe banque Mondiale) et au CIRDI (Centre International pour le Règlement des différends relatifs aux investissements).

Droit des sociétés
Les seules restrictions identifiées au droit des étrangers à occuper une fonction : l'inscription au barreau seulement accessible de jure aux avocats de nationalité Centrafricaine. L’avocat étranger ne peut s’inscrire au Barreau Centrafricain que s’il existe une convention de réciprocité signée entre la RCA et son Etat d’origine. L'exercice de la profession de conseil juridique agréé auprès du Ministère de la Justice nécessite une résidence en Centrafrique.
L'agrément CEMAC nécessaire à l'exercice de la profession de commissaire aux comptes n'est accordé qu'à des Centrafricains. L'agrément du Ministère de la santé à l'ouverture d'une officine de Pharmacie ne peut être accordé qu'à un Centrafricain. (cf. infra la liste des lois et décrets concernant les professions réglementées)

Législation fiscale
L'impôt sur le bénéfice des sociétés est de 30%, avec des règles d'amortissement globalement conformes à la durée de vie réelle des équipements. De ce fait, il est important de se rapprocher de l’administration afin de prémunir des informations concernant les modalités d’investissement.
L'impôt sur le revenu est calculé sur la base d'un barème progressif, fonction des charges de famille, suivant des tranches de revenu allant de 0% à 40%. La convention fiscale actuellement en vigueur est celle en date de l’année 2006. Une nouvelle convention –conforme aux évolutions notables de la fiscalité notamment avec les pays de la CEMAC– a été signée en 2005, mais n'a pas encore été à ce jour ratifiée. A noter que la zone Franche de BODA offre un régime fiscal particulier (exonération d'impôts pendant quelques années, crédits d'impôts liés à l'investissement et à l'emploi...)

Cadre d'une activité commerciale
Sauf exceptions relatives à quelques monopoles totaux ou partiels de sociétés publiques ou parapubliques, et une restriction temporaire (5 ans) à l'importation de sucre, les activités commerciales sont libres. Une autorisation doit cependant être obtenue auprès des ministères techniques concernés pour l'exercice de certaines activités à BODA.

Réglementation des prix
Le café et le diamant font l’objet d’un système assurant la stabilisation des prix perçus par les producteurs et en matières premières, un système de péréquation permet la vente du produit à un prix identique sur l’ensemble du territoire. A noter également que la réglementation des prix impose des formalités d’homologation des conditions générales de ventes.

Réglementation des changes
Edictée par la Banque des Etats d'Afrique Centrale, elle est commune à la zone CEMAC ; elle oblige à la justification des transferts pour des montants supérieurs à 1 million XAF pour les particuliers et 5 millions XAF pour les entreprises et impose un formalisme de déclaration ou d’autorisation préalable auprès du Ministère des finances pour les investissements de certains seuils.

Système judiciaire local
La qualité des décisions rendues par le système judiciaire Centrafricain est variable. Les décisions peuvent être incontestables comme elles peuvent être médiocres voire orientées. Le traitement des affaires peut être lent du fait d'un relatif sous-équipement. Concernant les recours amiables, il est à signaler que La RCA est signataire de la convention du CIRDI, qu’il reconnaît par ailleurs les arrêts rendus par la Chambre de Commerce Internationale (située à Paris) et qu’il est membre de l’OHADA qui a institué un règlement d’arbitrage. En pratique, les conflits se règlent de préférence par recours amiables. En cas de recours à une procédure arbitrale, l’exequatur est obtenu de façon normale.

MAHAMAT Al Hafiz

Par Mahamat - Publié dans : Fiscalité
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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 20:38
Analyse des opportunités de l’environnement Centrafricain.


La Centrafrique est un pays situé au coeur de l’Afrique, elle couvre en soi une opportunité des affaires si intéressantes.Comment peut on analyser un tel environnement caractérisé ces dernières années de turbulent ? Par quels outils mener un diagnostic impressionnant que soit-il ? 

Pour répondre à ces interrogations, il est d’emblée nécessaire de définir ce que c’est qu’un environnement des affaires dans un pays telle que la RCA. Par environnement des affaires, il faut entendre par tout ce qui entoure l’entreprise, l’association, les organisations… L’administration en premier lieu, les banques en seconde position, le marché ensuite, la concurrence qualifiée des entreprises de même secteur d’activités, la population considérée comme les consommateurs actuels et potentiels en dernier ressort.

Les analystes en la matière utilisent des outils pertinents dits encore des outils d’analyse stratégique pour appréhender les opportunités et les menaces dans un milieu déterminé. De notre part, nous limiterons notre approche sous un angle séquentiel c'est-à-dire analytique car il ne s’agit pas de dresser un panorama des outils mais de pouvoir dresser une synthèse des opportunités des affaires qu’offre la RCA.

L’administration est le garant de tous les processus entrepreneuriaux. Elle définit les conditions légales des affaires, assure la sécurité, intervient lors qu’il y a conflit interne, garantit la pérennité des activités et en conséquence des organisations. Par analogie à l’administration centrafricaine, les procédures de formalités encore dites les démarches aboutissant à la mise en place d’une quelconque organisation à but lucratif ou non lucratif, sont en révision, ce qui laisse entendre que dans bientôt, l’on pourra créer une entreprise à moindre coût et à un délai raisonnable (allant de 5 à 25jrs). Les textes légaux sont en faveur des entreprises ce qui signifie que les différents taxes et impôts sont en révision également. Ces aspects, bien qu’ils s’inscrivent dans le cadre prévisionnel pourront encourager les organisations à s’installer et à tirer des marges significatives.

Au niveau bancaire, les banques commerciales ont mis en place des politiques de financement encore appelées des crédits spots pour relancer les organisations ayant une difficulté de trésorerie. Ces politiques interventionnistes soulignent une réelle volonté de secourir les organisations en général et les entreprises en particulier. Un autre avantage concerne ceux qui veulent créer une entreprise ou se lancer dans des affaires en Centrafrique. Cet avantage a été concrétisé lors des deux dernières rencontres des dirigeants des banques commerciales Centrafricaines, rencontres qui ont eu au siège de la Banque Centrale, lesquelles consistaient à intervenir de manière efficace à l’amélioration des activités génératrices des revenus en Centrafrique. A l’issue des ces dernières, il a été décidé en commun accord que les entrepreneurs résident dans l’ensemble de territoire centrafricain ayant ouvert un compte courant dans l’une des banques de la place, bénéficieront des crédits appelés crédits de campagne. Crédit qui permet de financer une organisation à but lucratif en phase critique de sa vie c'est-à-dire à sa création. Cet avantage souligne la réelle volonté des cadres bancaires à améliorer l’activité économique centrafricaine et sert de tremplin aux risk taker.

Le marché centrafricain encore définit par les mercatiques comme un lieu de rencontre entre les offreurs et les demandeurs de biens et services. Cette définition bien que remplissant les qualités de clarté et de concision reste très limité et ne prend pas en considération les aspirations réelles de la population centrafricaine, pour élucider cette dernière nous utilisons l’approche de Porter laquelle souligne qu’un marché est caractérisé par les différentes marques proposées par les organisations et acceptées par les utilisateurs. Pour assaisonner cette définition, nous pensons que les utilisateurs centrafricains se caractérisent par l’acceptation de toutes les marques proposées. Ce qui signifie que ce marché est potentiel car le pays est importateur des produits et en conséquent les productions locales seront les bienvenues.

Les autres composantes ainsi que les menaces de l’environnement à prendre en considération feront l’objet d’une autre chronique économique que nous espérons décortiquer dans les jours qui suivent.

MAHAMAT AL Hafiz
Par Mahamat - Publié dans : Economie
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